Comment assurer une bonne évacuation des eaux de pluie dans votre jardin ?
Protégez votre jardin des dégâts liés à l'eau de pluie. Découvrez nos conseils et solutions pour une évacuation optimale de vos eaux pluviales !
Gérer les eaux de pluie dans votre jardin est essentiel pour protéger votre terrain et vos aménagements extérieurs. Une mauvaise évacuation peut provoquer des inondations, des infiltrations dans les fondations, des dégâts sur les terrasses ou allées, et même des tensions avec le voisinage. Gouttières et descentes d’eau, tranchées drainantes, puits perdus, noues ou bassins de rétention ou encore plaques de stabilisation, différentes solutions existent pour éviter ces problèmes !
Dans cet article, découvrez les principaux enjeux liés à l’évacuation des eaux de pluie, vos obligations légales, les solutions possibles et les critères à considérer pour installer un système efficace et durable dans votre jardin.
Les risques engendrés par une mauvaise évacuation des eaux dans votre jardin
Une bonne gestion des eaux de pluie est essentielle pour protéger votre terrain et vos aménagements extérieurs et doit se faire dans le respect des normes en vigueur et du voisinage. Lorsqu’elles ne sont pas correctement évacuées, les eaux pluviales peuvent provoquer de nombreux désagréments et dégâts.
Inondations et stagnation de l’eau
L’accumulation d’eau sur le sol est l’un des problèmes les plus fréquents. Les terrains peu perméables, notamment argileux ou fortement compactés, retiennent l’eau, favorisant la formation de flaques ou de zones détrempées. Sur une pelouse, cela se traduit par un gazon gorgé d’eau, avec des zones boueuses difficiles à utiliser ou à entretenir.
Dégradation des plantations et érosion du terrain
Lorsque l’écoulement des eaux de pluie n’est pas maîtrisé, il peut emporter la terre et fragiliser les massifs, les bordures ou les jeunes plantations. Sur les pentes, ce phénomène peut accentuer l’érosion, créer des rigoles et déplacer la terre autour des arbres ou des potagers. Les végétaux les plus sensibles souffrent alors d’un excès d’humidité.
Risques pour les structures et aménagements
Les terrasses, allées, balcons ou garages sont également exposés aux dommages liés à une mauvaise évacuation des eaux de pluie. Des infiltrations peuvent apparaître dans les dalles ou les joints de terrasse, ou encore dans les fondations d’abris de jardin et de maisons, notamment sur des sols argileux sujets aux mouvements de terrain. Les remontées capillaires, l’humidité persistante ou les sols détrempés peuvent provoquer des fissures, un affaissement progressif ou la dégradation des matériaux, générant des coûts d’entretien et/ou de réparation importants.
Conflits avec le voisinage
Au-delà des dommages matériels, une mauvaise évacuation des eaux de pluie dans un jardin peut également créer des tensions avec les voisins. Les eaux de pluie qui s’écoulent vers les propriétés voisines peuvent provoquer des inondations de jardin, des sols boueux ou des écoulements sur les allées. Même lorsque la loi autorise l’écoulement naturel des eaux vers les terrains en contrebas, un ruissellement excessif ou non maîtrisé peut engendrer des désaccords et des litiges, d’où l’importance d’installer un système gestion des eaux pluviales réfléchi et respectueux des propriétés alentours.
Évacuation des eaux pluviales : ce que dit la loi
La gestion des eaux de pluie est encadrée par la législation, qui définit les droits et obligations des propriétaires. Les articles 640, 641 et 681 du code civil constituent les principaux textes de référence en la matière.
Selon l’article 681 du code civil, chaque propriétaire doit veiller à ce que les eaux pluviales issues de son toit s’écoulent sur son propre terrain ou sur la voie publique. Celle-ci ne doivent pas être déversée directement sur le terrain voisin.
L’article 640 du code civil précise néanmoins que lorsqu’un terrain est en pente, les eaux pluviales peuvent s’écouler vers les propriétés situées en contrebas. Dans ce cas, le propriétaire du terrain inférieur doit supporter cet écoulement, qui constitue une servitude légale. Il lui est interdit de mettre en place un système qui empêcherait l’écoulement naturel des eaux de pluie.
L’article 641 du code civil statue que l’eau de pluie tombant sur un terrain devient la propriété du propriétaire de ce terrain. Ce dernier peut en user et en disposer comme il le souhaite, à condition que cet usage soit autorisé par la loi (lavage, arrosage…). Il est par exemple interdit d’utiliser les eaux de pluie pour un usage alimentaire.
Dans le cas d’une maison mitoyenne ou construite en limite de propriété, la loi impose au propriétaire d’évacuer les eaux de pluie sur son terrain à l’aide de gouttières ou de dispositifs équivalents. Si une gouttière déborde sur le terrain du voisin, ce dernier peut exiger son déplacement.
La réglementation locale, via le Plan Local d’Urbanisme (PLU), peut préciser des obligations supplémentaires.
Veuillez noter que ces règles concernent uniquement les eaux pluviales, les eaux issues de la fonte des neiges ou de sources naturelles. Les eaux usées, ménagères ou industrielles ne peuvent en aucun cas être déversées sur le terrain du voisin ou sur la voie publique, et leur rejet est strictement réglementé par les règles d’assainissement.
Les différentes solutions pour évacuer les eaux de pluie dans un jardin
Une bonne gestion des eaux de pluie passe par la mise en place de solutions adaptées à votre jardin et à vos aménagements extérieurs. Plusieurs méthodes peuvent être combinées pour assurer la collecte, le stockage et/ou l’infiltration des eaux de manière efficace, tout en préservant l’esthétique et la praticité de votre jardin.
Installation de gouttières et descentes d’eau
Les gouttières sont le premier dispositif à installer pour collecter l’eau de pluie de votre toiture. Elles permettent de diriger l’eau vers un point précis d’évacuation, évitant ainsi qu’elle ruisselle directement sur vos murs ou vos fondations. Pour les toits en pente, les descentes verticales acheminent l’eau jusqu’au sol ou vers un système de drainage. Pour les toits plats ou toit-terrasses, un siphon peut être installé pour faciliter l’écoulement et éviter les stagnations.
Un entretien régulier des gouttières et l’ajout de filtres permettent de limiter l’entrée des feuilles et des débris, prévenant ainsi les risques de bouchons et d’inondations ponctuelles.
Drainage périphérique et tranchées drainantes
Le drainage consiste à capter l’eau au niveau du sol pour la rediriger vers un point d’évacuation ou d’infiltration. Il est particulièrement utile autour des fondations pour éviter les infiltrations dans le sous-sol.
La tranchée drainante, souvent remplie de gravier et équipée d’un tuyau perforé, permet à l’eau de circuler facilement jusqu’à un puisard, un fossé ou un réseau de collecte. Pour assurer son efficacité, la tranchée doit être installée avec une légère pente et recouverte de matériaux filtrants comme un feutre géotextile par exemple.
Puits perdus et puisards
Les puits perdus ou puisards sont des fosses creusées dans le sol qui permettent à l’eau de pluie d’être recueillie et de s’infiltrer progressivement. Ils sont dimensionnés en fonction du volume d’eau à gérer et de la perméabilité du sol. Ces dispositifs sont particulièrement efficaces sur les terrains argileux ou compacts, où l’infiltration naturelle est lente.
Un puisard profond peut recevoir l’eau de plusieurs descentes de gouttières ou d’un système de drainage périphérique et favoriser l’infiltration progressive dans le sol.
Noues et bassins de rétention
Les noues végétalisées sont des fossés végétalisés peu profonds recueillant l’eau et l’acheminant vers un point d’épandage ou d’infiltration. Elles combinent efficacité et esthétisme, tout en contribuant à la biodiversité locale.
Pour des volumes d’eau plus importants, un bassin de rétention ou un bassin sec peut stocker temporairement l’eau de pluie avant qu’elle ne s’infiltre. Cette solution est particulièrement adaptée aux terrains plats ou aux jardins de grande surface.
Épandage
L’épandage consiste à laisser l’eau s’écouler directement sur la pelouse ou les zones perméables du jardin. Cette méthode est simple et économique, mais elle présente des limites : en cas de forte pluie, l’eau peut stagner, provoquer des remontées capillaires et endommager les plantes ou la pelouse.
Récupération des eaux de pluie
Récupérer les eaux de pluie permet de stocker l’eau pour un usage domestique ou extérieur, comme l’arrosage du jardin ou le lavage des sols. Mettre en place un système de collecte et stockage des eaux pluviales permet non seulement de réduire la consommation d’eau potable, mais aussi de mieux gérer les excédents lors des épisodes pluvieux.
Plaques stabilisatrices et autres solutions JOUPLAST®
Chez JOUPLAST®, nous avons mis au point des solutions innovantes pour faciliter l’évacuation des eaux de pluie dans les allées, parkings ou zones piétonnes. Nos plaques alvéolaires stabilisent le terrain tout en laissant l’eau s’infiltrer dans le sol. Elles préviennent la formation d’ornières et suppriment les flaques d’eau, même sous le passage des véhicules.
Ces systèmes conviennent à tous types de surfaces, qu’elles soient végétales, en gravier ou pavées, et assurent une surface homogène et praticable en toute saison.
Pour les appartements ou maisons avec terrasse ou balcon, nos plots de terrasse facilitent également l’évacuation des eaux. L’espace entre les dalles permet à l’eau de s’écouler naturellement, gardant la surface sèche et praticable. Ils assurent une gestion efficace des eaux de pluie tout en offrant une solution esthétique et modulable pour vos espaces extérieurs.
5 facteurs à prendre en compte pour mettre en place un bon système d’évacuation des eaux de pluie
Pour garantir une évacuation efficace des eaux de pluie dans votre jardin, il est essentiel de bien préparer votre projet. Plusieurs facteurs doivent être pris en compte avant de choisir et d’installer le système le mieux adapté à votre terrain et à vos besoins.
1. Le type de sol
La nature de votre sol (argileux, sableux, limoneux) détermine la rapidité avec laquelle l’eau peut s’infiltrer et donc le type de drainage nécessaire.
Un sol argileux retient l’eau et peut rapidement devenir détrempé après de fortes pluies, ce qui augmente le risque de stagnation et d’inondation tandis qu’un sol sableux permet une infiltration rapide, mais il peut manquer de stabilité. Un sol limoneux offre quant à lui une perméabilité intermédiaire et demande une attention particulière pour éviter le tassement et les zones compactées.
2. La pluviométrie et le climat local
La fréquence et l’intensité des précipitations influencent le choix des systèmes d’évacuation.
Dans les régions à fortes pluies ou orages fréquents, privilégiez des dispositifs combinant stockage et infiltration, comme des cuves de récupération d’eau ou des noues végétalisées conçues pour gérer des volumes importants de précipitations.
Dans les régions plus sèches, où les précipitations sont faibles ou espacées, des drains ponctuels ou des surfaces perméables peuvent suffire pour éviter la formation de flaques et limiter le ruissellement.
3. La surface du terrain
La surface du terrain est également un critère déterminant :
- Les petites surfaces peuvent être gérées avec des drains ponctuels, puits d’infiltration ou caniveaux.
- Les jardins plus étendus nécessitent des systèmes plus répartis, comme des tranchées drainantes, des noues ou des zones d’épandage combinées à des plaques de stabilisation pour éviter l’apparition de flaques et préserver l’homogénéité du terrain.
4. Votre budget
Le budget doit être pris en compte dès la conception du projet. Certaines solutions demandent un investissement initial plus élevé, mais offrent une durabilité et un entretien limité, comme les noues végétalisées ou les puits profonds. D’autres dispositifs, plus simples à installer, peuvent nécessiter un suivi régulier pour conserver leur efficacité, par exemple les drains.
5. L’accessibilité et l’entretien
Enfin, l’accessibilité et l’entretien du système sont essentiels pour garantir son bon fonctionnement sur le long terme :
Les gouttières et descentes d’eau doivent rester dégagées pour éviter tout blocage.
Les regards, siphons ou drains doivent être facilement accessibles pour un nettoyage régulier et la prévention des bouchons.